Triptyque : fragments de temporalité
Chaque geste que je pose sur la toile est un moment suspendu.
Chaque trace raconte un passage, un temps qui n’est pas linéaire, mais qui se déploie par strates et couches successives.
Ce triptyque est né de cette idée : la temporalité comme matière vivante.
Non pas une ligne continue, mais un mouvement qui se transforme, se répète, résiste, et parfois éclate en couleur.
Pour cette série de toiles (80 x 190 cm chacune), j’ai choisi de ne pas montrer l’ensemble immédiatement.
Je préfère présenter des fragments, des détails, des instants de bascule, là où le geste et la matière se révèlent dans toute leur intensité.
Le triptyque se construit dans le temps et se laisse découvrir peu à peu.
Il s’agit d’entrer dans un rythme, un souffle, de ressentir plutôt que de lire ou de tout comprendre.
Chaque œuvre devient alors un espace de rencontre entre le geste, la matière et le spectateur.
Cette approche s’inscrit dans ma réflexion continue sur le geste, le silence et l’en-dehors du temps, déjà explorée dans mes précédents articles.
Mais ici, la temporalité prend une forme concrète : celle de l’expérience de voir et de ressentir, de l’éphémère au permanent.





